ETIKA

CONGO

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28.5.2004

5CON0

CHRONIQUE - CHRONICLE - CHRONIK

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Eglise catholique en République Démocratique du Congo

UN troops buy sex from teenage refugees in Congo camp
Teenage rape victims fleeing war in the Democratic Republic of Congo are being sexually exploited by the United Nations peace-keeping troops sent to stop their suffering. The Independent has found that mothers as young as 13 – the victims of multiple rape by militiamen – can only secure enough food to survive in the sprawling refugee camp by routinely sleeping with UN peace-keepers. (independent.co.uk 25.5.2004)
Such rapers and exploiters of children are cursed.
Solche UN-Blauhelme sind keine Friedenshüter, sondern reißende Wölfe. Sie und die schändenden Milizangehörigen seien verflucht.

Vulkan Nyiragongo bricht aus – Tausende von Lava eingeschlossen. - Panique au pied du volcan (Radio France, www.rfi.fr 19.1.2002)

Fides berichtet (uns von einem Missionar zugesandt):
D.R. KONGO - Pfarrhaus, Kloster und Wohnungen geplündert, Gläubige gefoltert
Kinshasa (Fides) –
„Von großem Schmerz erfüllt teile ich euch mit, dass die Pfarrei Mbingi am 22. Dezember und an den darauffolgenden Tagen geplündert wurde. Alles wurde geplündert: Pfarrhaus, Kloster, Krankenstation für Mütter und Wohnhäuser der Dorfbewohner", erklärt Bischof Melcheisedec Sikuli Paluku von Butembo-Beni in einem Schreiben vom 29. Dezember. Verantwortlich für den Übergriff sind die Rebellen des Rassemblement Congolais pour la Democratie (RCD/Kisangani) von Kisangani. Die Rebellen unter Leitung von Mbusa Nyamwisi haben am 22. Dezember die Mayi Mayi-Milizen in dieser Gegend zum Rückzug gezwungen. Letztere flüchteten vor den Rebellen in die Wälder im Westen der Region. Auch zahlreiche Dorfbewohner suchten Zuflucht in den Wäldern.
Nach Angaben von Bischof Sikuli Paluku suchten die Rebellen im Pfarrhaus nach Priestern, die sie als Kollaborateure der Mayi Mayi-Milizen betrachten. ... Am Tag darauf, am 23. Dezember, plünderten die Rebellen auch die Wohnhäuser des Dorfes, deren Bewohner in die Wälder flüchteten. Die Guerillakämpfer nahmen vorübergehend auch mehrere Schwestern in Geiselhaft, die nach kurzer Zeit jedoch wieder freigelassen wurden. Eine schwangere Frau und mehrere Mädchen wurden vergewaltigt.  Bei den Mayi Mayi- Milizen handelt es sich um eine einheimische Guerillabewegung, die unabhängig von der Regierung gegen ausländische Einheiten in der Demokratischen Republik Kongo kämpfen.
(Fides 11/1/2002)

 

Occupation de l'Est du Congo par les tutsi
Datum: 5/18/01
Subject: LE RWANDA AMORCE L'OCCUPATION
"EFFECTIVE" DU KIVU ET DU MANIEMA

Il y a quelques jours,nous avons annonce le
deploiement de plus de 2000 militaires de l'Armee
Patriotique Rwandaise dans le Sud-Kivu ou des
attaques ont ete lancees pour le controle et
l'occupation des territoires d'Uvira, KABARE,
KALEHE, WALUNGU, MWENGA et SHABUNDA.

Les nouvelles en provenances de Bukavu confirment
nos propos et font etat de la determination de
Kigali a occupe militairement le Kivu. Plus de 2000
militaires supplementaires ont ete envoyes au
Sud-Kivu sur l'axe MWENGA-SHABUNDA et BUNYAKIRI -
WALIKALE ou des affrontements sont signales
entre l'A.P.R. et les forces d'autodefenses
populaires Mai-mai. Cette fois-ci, l'aviation est
entree dans la guerre du Kivu appuyee au sol par des
chars lourds. Au moins 3 helicopteres de combat
bombardent et brulent les villages entre la localite
de Bunyakiri et la cite de Walikale ou operent aussi
d'apres nos sources 5 chars de combat et plus de 1500
militaires rwandais.

La resistance des forces nationalistes a fait
beaucoup de pertes du cote rwandais malgre les
difficultes qu'elles connaissent devant ces
envahisseurs surarmes qui n'hesitent pas a s'en
prendre a la population civile pour venger les
revers qu'ils subissent sur terrain. 52 femmes, 30
enfants et 12 vieillards ont ete tues a Bunyakiri,
Kalonge, Bitale et Walikale.

A Shabunda, 800 militaires rwandais partis de
Cyangungu sont alles renforcer les 1500 qui y etaient
deja. La cite miniere a ete encerclee et tous les
villages environnants incendies. Pas moins de 250
maisons ont ete incendiees, 7 femmes, 12 enfants et
5 vieillards tues a Shabunda entre le 9 et le 13 mai
2001. Dans la localite de LULIMBA, 25 femmes, 9
enfants et 14 vieillards ont te tues et 52 maisons
incendiees.

Les militaires rwandais pillent tout a leur passage
et tuent tout jeune (entre 12 et 30 ans) qu'ils
rencontrent car pour eux, le coin reste le bastion
privilegie des mai-mai.

La population s'est refugiee dans la foret aux cotes
des forces nationalistes capable de la securiser et
ou elle peut continuer a beneficier de l'appui des
ancetres car le Mwami MOPIPI, chef coutumier de la
region, a decide de ne pas abandonner ses sujets.

Dans le territoire d'Uvira, les combats se poursuivent

dans la plaine de la Ruzizi et sur les hauteurs de
MINEMBWE. Nos sources ont confirme la mort d'un
millier de personnes depuis le declanchement des
hostiltes par les armees du Rwanda et du Burundi. On
signale aussi la mobilisation des tutsi a Bukavu ou
les armes sont stockees dans les maisons et des
renforts envoyes dans la plaine. Les camions de
l'A.P.R. continuent a traverser les deux ponts de la
Ruzizi jour et nuit pour amener troupes et armes dans
les territoires sous occupation.

Dans le Maniema,l e Rwanda concentre ses troupes a
Pangi et a LUBUTU,domaines reservees des officiers de
l'A.P.R. qui y surveillent les mines de coltan, d'or
et de diament.

Au Nord-Kivu,les combats sont signales a Masisi et
Walikale ou l'armee rwandaise affirme pourchasser les
mai-mai. A Masisi, les autochtones HUNDE ont ete
chasses de leurs terres et des colonies tutsi ont ete
crees et protegees par des militaires. A Walikale, la
population est dans la foret et la cite est envahie
par les militaires rwandais qui y sont pour surveiller

aussi les mines d'or et de coltan.

On parle a Bukavu d'une occupation militaire
"EFFECTIVE" du KIVU-MANIEMA qui risque d'hypothequer
serieusement les negociations pour l'instauration
d'une paix profonde dans la region des grands lacs
dans lesquelles s'est resolument engage le chef de
l'etat, le general major Joseph KABILA et le
gouvernement de la Republique.

Le peuple congolais veut la paix mais cela semble ne
pas etre la preocupation des agresseurs de la R.D.C.
qui ont d'autres visees et objectifs caches. La
tournure des evenements dans le Kivu devra faire
reflechir les gens. La communaute internationale
saura apprecier qui veut la paix et qui s'inscrit
dans la logique de la guerre pour cette equation a
plusieurs inconnus qu'est par ses trois voisins et que
seuls les presidents MUSEVENI, KAGAME et BUYOYA
connaissent le fond enigmatique.

 

Message au peuple de Bukavu réuni à l'occasion de l'intronisation de S.E.
Mgr Charles MBOGHA, Archevêque de BUKAVU

 

CONFERENCE EPISCOPALE DU ZAIRE
PRESIDENCE
B. P. 3258
Kinshasa - Gombe
Tél. : 34528 - 529 - 530

Message au peuple de Bukavu réuni à l'occasion de l'intronisation de S.E.
Mgr Charles MBOGHA,
Archevêque de BUKAVU

Chers frères et soeurs,

1. Depuis la première guerre dite de libération, l'épiscopat congolais a
fait des messages d'encouragement au peuple congolais, lequel, depuis lors,
endure la souffrance, croupit dans la misère et espère de voir se lever sur
lui le soleil de paix et de justice. Ces messages sont contenus dans les
textes ci-après:

+ Non à la guerre, oui à la justice et la paix (du 1er novembre 1996, deux
jours après l'assassinat de S.E. Mgr Christophe MUNZIMRWA);

+ 'Bienheureux les artisans de paix' (Mt 5,9).  Les événements actuels et
l'avenir du Zaïre (du 31 janvier 1997);

+ 'Lève-toi et marche'(Ac 3,6) suivi du Mémorandum au Président de la
République (du 30 juin 1997);

+ Conduis nos pas, Seigneur, sur les chemins de la paix (cf Lc 1, 79) (du
08 novembre 1998); 'Sois sans crainte ... ' (Lc 12,32).  La situation
dramatique actuelle et l'avenir de la République Démocratique du Congo
(Message fait à Nairobi, le 19 novembre 1999);

+ 'Courage, le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi' (So 3,1 7) (du 13
juillet 2000);

+ Tous, pour les intérêts supérieurs de la Nation (du 2 mars 2001).

Nous y ajoutons les deux autres messages suivants:

+ Remets ton épée au fourreau (Jn 18,11).  Message des évêques catholiques
du Kivu publié le 1er octobre 1998;

+ 'Vous êtes tous des frères' (Mt 23,8).  Arrêtons les guerres!  Message
publié à Nairobi le 15 novembre 1999 par les Evêques de la République du
Burundi, de la République Démocratique du Congo et de la République du Rwanda.


2. Nous, les Evêques de la République Démocratique du Congo, avons toujours
rédigé ces messages dans l'unité d'esprit et de coeur. Nous avons toujours
bravé les difficultés, traversé les frontières de plusieurs autres pays,
afin de nous réunir. Nous avons ainsi toujours voulu être pour tous un
signe clair et sans équivoque de 1'unanimité de notre conviction sur la
volonté d'unité du pays dans son intégrité territoriale. Même la présente
rencontre, à l'occasion de l'intronisation du nouvel Archevêque de Bukavu,
est une expression de la même conviction.

3. Dans ces messages, nous, les Evêques, nous nous sommes toujours sentis
solidaires des soucis et des peines de l'ensemble du peuple congolais; nous
nous sommes fait les porte-parole des aspirations du peuple confié à notre
charge pastorale et qui souffre atrocement; nous avons toujours assumé le
rôle prophétique de l'Eglise en exhortant à l'amour de Dieu et du prochain
et en dénonçant tout ce qui avilit les enfants de Dieu.

4. Pour rappel, l'essentiel de ces messages peut être résumé en des points
que voici:

Non à la guerre, parce qu'elle n'a que des conséquences désastreuses pour
le peuple.
* Non à la conquête du pouvoir par les armes, parce qu'un pouvoir conquis
par les armes finit par devenir oppressif, sinon oppressif,
* Non à tout plan ou toute tentative de balkanisation du territoire
congolais, parce que nous ne formons plus désormais qu'un seul peuple.
* Non au bradage des richesses de notre sol et sous-sol, et des ressources
de notre flore et notre faune.
* Non à l'ethnicisation des conflits, à l'exploitation des différences qui
existent entre nos cultures et à la manipulation de l'idéologie
ethnocentrique, parce qu'une telle manipulation justifie la division au
sein de la population et exprime la tendance à la domination des uns sur
les autres.
* Non à la corruption parce qu'elle engendre et soutient l'injustice et les
inégalités sociales au sein de la communauté.
* Non à tout discours qui, par le mensonge, nous tient en otage, nous
plonge dans le règne des ténèbres, de la haine, de la violence et de la mort.
* Non à des dirigeants que l'on impose au peuple, parce qu'ils défendent
seulement des intérêts étrangers et se mettent au service de l'exploitation
des congolais par procuration.
* Non à la dictature dune personne ou d'un groupe de gens, parce qu'elle
conduit à l'exclusion des uns et des autres du partage équitable des
richesses du pays entre tous les fils et filles de ce pays.
* Non à la violation des droits humains, parce qu'elle défigure le visage
des personnes créées à l'image et à la ressemblance de Dieu.

Dans ces messages, nous disons OUI à tout ce qui suit et le soutenons
résolument:

· Nous disons OUI à l'intégrité du territoire national et à l'unité du pays,
· Nous disons OUI à l'intégration de toutes les ethnies et tribus qui
composent le grand Congo.
· Nous disons OUI à un nouvel ordre institutionnel, avec la séparation des
trois pouvoirs traditionnels.
· Nous disons OUI à la démocratie et à l'avènement d'un Etat de droit, où
la Loi constitutionnelle est au-dessus de tous.
· Nous disons OUI à la justice et à la paix
· Nous disons OUI au respect des droits humains.
· Nous disons OUI à la répartition et au partage équitables des richesses
du pays entre les fils de ce pays.
· Nous disons OUI à la sauvegarde du patrimoine économique et à son
utilisation dans l'intérêt du peuple et de la nation.
· Nous disons OUI à la promotion intégrale de tout homme habitant ce pays.
· Nous disons OUI à la coopération bilatérale et multisectorielle dans le
respect de la souveraineté internationale de chaque pays et le respect de
chaque peuple à son autodétermination.
· Nous disons OUI à la paix et aux relations de bon voisinage avec tous les
pays qui nous entourent dans le respect strict de la souveraineté nationale.

Chers frères et soeurs,

5. Toutes ces exigences restent d'actualité jusqu'à ce jour et nous sommes
convaincus que les voies vers une paix durable dans notre pays ainsi que
dans toute la région des Grands Lacs sont indiquées dans ces points. Nous
sommes tous frères. Arrêtons la guerre, mettons fin à des querelles et des
disputes inutiles entre nous. Nous appartenons à la même Patrie. Pensons
aux générations futures et construisons un pays resplendissant pour elles.
Pour cela, il faut le dialogue entre nous Congolais et la reconnaissance
par tous de la souveraineté du peuple sur tout ce qui regarde la destinée
de notre pays.

6. Que les politiciens fassent un examen de conscience et que chacun, en
toute sincérité, demande pardon au peuple. Qu'ils respectent les
aspirations du peuple, afin que s'instaure chez nous un Etat de droit.
Qu'ils se rappellent qu'ils devront un jour rendre compte de leurs actes
devant l'histoire et devant Dieu. Oui, Dieu qui nous a ainsi tout donné,
posera des questions suivantes à chaque congolais: qu'as-tu fait de ton
frère et de ta soeur que j'avais mis à côté de toi? Qu'as-tu fait du Congo
dans lequel je t'avais placé pour y vivre?  Cessons tous de recourir à
l'argument des premiers parents, qui au lieu de reconnaître chacun ses
torts, s'accusait l'un l'autre afin de se disculper. Nous voulons une
classe de dirigeants nouveaux qui mettent les intérêts supérieurs de la
Nation avant toute autre chose et qui doivent répondre de leurs actes
devant le peuple congolais.

7. Nous, les évêques, sommes heureux de constater que le peuple, malgré les
conditions de vie déplorables dans lesquelles il se trouve, maintient vive
son espérance. Nous félicitons toutes les personnes, congolaises et
étrangères, qui entendent le cri du peuple et qui font ce qu'elles peuvent
pour que la paix, la prospérité et le développement intégral soient
effectifs dans notre pays. Nous nous souvenons avec beaucoup de révérence
de toutes les personnes qui ont sacrifié leurs vies pour la défense des
droits inaliénables des nos concitoyens.

8. Dans les limites de sa mission, l'Eglise n'oublie pas les pauvres, les
exclus, les négligés, les orphelins, les malades, les opprimés, tous les
nécessiteux. Elle restera engagée dans la promotion intégrale de l'homme et
de tout homme. Elle est disposée à donner sa contribution dans l'effort de
réconciliation des uns et des autres, dans la résolution des conflits et
dans la construction citoyenne de la paix. Nous continuons de prier pour
l'avènement de la prospérité dans notre pays et nous nous confions à Marie,
la Mère de Notre Seigneur Jésus Christ et la Reine de la paix. Que l'Esprit
Saint dont nous célébrons la fête aujourd'hui pénètre nos coeurs et nous
ouvre à l'amour de Dieu et du prochain. AMEN.

Fait à Bukavu, le 03 juin 01


Frédéric Cardinal ETSOU
Archevêque de Kinshasa
Président de la CENC



Mot de circonstance à l'occasion de l'intronisation de Son Excellence
Monseigneur Charles MBOGHA comme Archevêque de Bukavu

Excellences Messeigneurs les Archevêques et Evêques,
Messeigneurs,
Messieurs les Abbés,
Révérends Pères,
Révérends Frères,
Révérendes Soeurs,
Autorités civiles et militaires,
Distingués invités,
Chers frères et soeurs dans le Christ,

Amjambo!
Habari gani ?
Aksanti sana

1.
L'Eglise entière célèbre en ce dimanche la solennité de la Pentecôte et
en ce 3 juin, la mémoire des martyrs de l'Ouganda, Saint Charles Lwanga et
ses compagnons. En ce jour béni, nous nous retrouvons tous dans la cour de
cette cathédrale de Bukavu pour participer à la prise de possession
canonique du siège archiépiscopal de Bukavu par S.E. Mgr Charles MBOGHA qui
était Evêque à Isiro-Niangara. Le Saint-Père, le Pape Jean-Paul Il, dans sa
sollicitude universelle, a daigné le transférer le 18 avril dernier à ce
siège pour le bien des âmes de cette portion de l'Eglise qui manquait de
Pasteur, depuis la disparition inopinée, le 04 octobre 2000 à Rome, de S.E.
Mgr Emmanuel KATALIKO, d'heureuse mémoire. Cette joie immense est à nous
tous : ce n'est pas seulement l'Eglise particulière de Bukavu qui se
réjouit en ce jour, mais toute l'Eglise locale de notre pays, la République
Démocratique du Congo, voire même l'Eglise universelle. Nous nous
réjouissons de constater que Dieu notre Père ne veut pas laisser son peuple
trop longtemps sans pasteur et que, comme le Seigneur Jésus l'avait demandé
à ses apôtres, l'oeuvre de l'évangélisation du monde entier continue grâce
à l'Esprit Saint qui a été répandu sur eux et qui agit dans leurs
successeurs. "Qu'il soit béni le Dieu et Père de notre Seigneur, Jésus, le
Christ. Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l'Esprit, au ciel,
dans le Christ" (Eph l,3). A Lui, la gloire et la louange, dans les siècles
des siècles.

Chers frères et soeurs,

2. Comme dit la constitution dogmatique du Concile Vatican II sur l'Eglise,
constitution intitulée Lumen gentium, " les évêques étant successeurs des
apôtres reçoivent du Seigneur Jésus, à qui tout pouvoir a été donné dans le
ciel et sur la terre, la mission d'enseigner toutes les nations et de
prêcher l'Evangile à toute créature, afin que tous les hommes, par la foi,
le baptême et l'accomplissement des commandements, obtiennent le salut (cf.
Mt 28,18 ; Mc 16,15-6 ; Ac 26,17-18).  Pour remplir cette mission, le
Christ Seigneur a promis aux apôtres l'Esprit-Saint, et, le jour de
Pentecôte, l'a envoyé du ciel pour que, grâce à sa force, les apôtres
soient ses témoins jusqu'à l'extrémité de la terre devant les nations, les
peuples et les rois (cf. Ac 1,8 ; 2,l2 ; 9,15) ". (LG, no 24). Oui, à la
fête de la Pentecôte, nous faisons mémoire de l'événement grandiose qui
avait eu lieu le cinquantième jour après la grande fête de Pâques, la
naissance même de l'Eglise, du nouveau peuple de Dieu, et la définition de
sa mission. A Pâques, nous avons célébré, dans la joie et l'espérance, la
résurrection de Notre Seigneur Jésus d'entre les morts, c'est-à-dire la
victoire de Dieu sur les forces des ténèbres, de la vraie vie sur la mort.
Ce sont les apôtres qui furent témoins de cette résurrection et ils nous
ont annoncé cette bonne nouvelle. Mais pour l'annoncer au monde avec
courage, ils avaient reçu l'Esprit Saint que Jésus ressuscité et monté au
ciel avait promis de leur envoyer de la part de Dieu.

3. C'est donc l'Esprit Saint qui fait continuer l'oeuvre du salut de
l'humanité. Sans lui, les apôtres restaient cachés par peur des
Juifs.  Avec lui, ils avaient eu le courage de sortir et avaient commencé à
évangéliser, c'est-à-dire à proclamer la bonne nouvelle, selon laquelle
Dieu avait ressuscité Jésus de Nazareth qui avait été mis à mort. Ce
jour-là, l'Eglise était née comme rassemblement de plusieurs peuples et
nations sous un seul chef, le Christ Jésus, mais un rassemblement où tout
le monde comprenait en sa propre langue ce que les apôtres disaient dans
leur propre langue. Le texte de la première lecture que nous avons écouté
dit ceci : " Déconcertés, émerveillés, les gens disaient: "Ces hommes qui
parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun
de nous les entende dans sa langue maternelle? Tous, nous les entendons
proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu " ". Ce jour-là, la
communion et l'unité au-delà des diversités étaient au rendez-vous ; la
tolérance et l'acceptation mutuelle entre les peuples, même jadis ennemis,
étaient devenues possibles ; chacun était devenu frère de l'autre. C'est
cela l'Eglise : une communion de peuples où "il n'y a plus ni Juif ni
Païen, il n'y a plus ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme" (Ga
3,28); car tous ne font qu'un dans le Christ Jésus. C'est cette mission que
les apôtres ont commencé à remplir et qui doit continuer jusqu'à ce jour:
proclamer au monde entier que nous sommes tous frères, que nous avons un
seul Père qui nous aime, qui nous appelle tous au salut, qui nous appelle à
nous aimer les uns autres les autres, à nous respecter mutuellement, à
défendre la dignité des uns et des autres, parce qu'il n'y a plus ni Juif
ni Grec, ni esclave ni homme libre, mais seulement des enfants de Dieu dans
le Christ Jésus.

4. Jusqu'à ce jour, l'Esprit Saint est à l'oeuvre pour accomplir cette
mission. Il vient au monde entier et partout avec ses dons multiformes, et
le tout pour le bien de tous.  " Chacun s'exprimait selon le don de
l'Esprit " a dit encore la première lecture. Et Saint Paul le confirme dans
sa première lettre aux Corinthiens, tout en mettant l'accent sur le fait
que le don vient du même Esprit : " Il y a, certes, diversités de dons
spirituels, mais c'est le même Esprit " (1 Co 12,4). Il en est de même pour
les ministères : il y a "diversité de ministères, mais c'est le même
Seigneur; diverses manières d'oeuvrer, mais c'est le même Dieu qui oeuvre
tout en tous.  A chacun la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du
bien commun" (1 Co 12,5-7). Dans sa lettre aux Ephésiens, le même apôtre
Paul dit: " C'est lui encore qui a donné aux uns d'être apôtres, à d'autres
d'être prophètes, ou encore évangélistes, ou bien pasteurs et docteurs,
organisant ainsi les saints pour l'oeuvre du ministère, en vue de la
construction du Corps du Christ " (Ep 4,11-12). Au sein de l'Eglise donc,
tout le monde ne peut pas faire à la fois la même chose.

5. Oui, grâce à l'Esprit Saint, nous devenons tous, comme a dit la deuxième
lecture, enfants de Dieu, capables de crier vers le Père en l'appelant: "
Abba ". A ce titre nous sommes tous appelés à nous laisser conduire par
l'Esprit de Dieu. Se laisser conduire par cet Esprit, c'est, comme Jésus
l'avait fait sa vie durant : 1) faire le bien et seulement le bien partout
où nous allons et où nous sommes ; 2) s'engager pour défendre la dignité de
tout homme, quelles que soient ses origines, sa race ou son ethnie ; 3) se
sacrifier pour qu'il ait une vie digne des enfants de Dieu. Dans un pays
comme le nôtre, la République Démocratique du Congo, dans une région comme
la nôtre, celle de l'Afrique centrale et des Grands Lacs, nous laisser
conduire par l'Esprit du Christ, c'est nous investir non seulement comme
individus, mais aussi comme communauté, pour ramener : la paix, là où il y
a 1 a guerre ; la construction, là où il y a des destructions et des ruines
; la réconciliation et le dialogue, là où il y a des disputes, et des
querelles ; la communion et l'unité, là où il y a tendance à la division et
à la balkanisation ; le respect des droits humains, là où il y a
exploitation de l'homme par l'homme; le respect de la dignité des autres,
là où elle est bafouée et niée ; le pardon et la justice, là où il y a
esprit d'anéantissement de l'autre et de vengeance ; le partage et la
solidarité, là où il y a égoïsme et exclusions ; la vérité qui libère, là
où il y a le mensonge qui prend des peuples entiers en otage. Car, comme le
dit Saint Paul, " le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix,
longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur,
maîtrise de soi " (Ga 5,22).

6. Se laisser conduire par l'Esprit de Dieu, c'est aussi accepter les
différents dons que Dieu lui-même fait à l'Eglise en vue de la construction
du Corps du Christ. C'est accueillir avec joie ceux que Dieu nous envoie
comme évêques, les aider à bien correspondre à la grâce qu'ils ont reçue,
celle d'enseigner l'Evangile du Christ avec autorité, insistant " à temps
et à contre temps " (2 Tm 4,2) ; celle de guider et administrer les autres
membres du peuple de Dieu sur la voie de la vérité, et celle de les
sanctifier par les sacrements qui leur montrent et les rapprochent de la
miséricorde de Dieu. C'est l'Esprit Saint qui suscite des pasteurs pour que
l'oeuvre de l'édification de l'Eglise continue jusqu'à la fin des temps, de
générations en générations. Collaborons tous ensemble, frères et soeurs , à
cette édification, chacun à son rang et à son niveau, pour que le travail
d'ensemble soit accompli dans l'harmonie et la concorde. Chacun et chacune
est un élément actif, choisi par Dieu et engagé avec une mission
spécifique, au sein de l'Eglise Famille de Dieu, " pour qu'il n'y ait point
de division dans le corps, mais qu'au contraire les membres se témoignent
une mutuelle sollicitude. Un membre souffre-t-il ? tous les membres
souffrent avec lui. Un membre est-il à l'honneur? tous les membres se
réjouissent avec lui " (1 Co 12,25-26).

Excellence Mgr Charles Mbogha et cher confrère,

7. Nous sommes tous venus parce que vous êtes à l'honneur. Sans aucun
doute, tous les membres de l'Eglise se réjouissent avec vous. Il a plu au
Saint Père, le pape Jean-Paul II de vous confier la charge pastorale de cet
archidiocèse. C'est bien là un honneur pour vous. Mais, c'est depuis 1990
que vous êtes évêque et vous savez certainement ce qu'est un Evêque et le
rôle qu'il doit jouer au sein de l'Eglise Famille de Dieu. Nommé d'abord
évêque de Wamba le 11 juin 1990, vous fûtes transféré à Isiro Niangara, le
6 décembre 1995. Pendant toutes ces années, vous avez eu l'occasion de vous
rendre compte du fait que la charge épiscopale est bien loin d'être un
honneur.  Comme le dit Lumen gentium, la charge qui vous est confiée par le
Seigneur " est un véritable service " (LG, n° 24).  Certes, après avoir
écouté des membres de l'Eglise, le Pape vous a, dans sa bienveillance,
trouvé digne de paître le troupeau de Bukavu; mais, c'est Dieu qui vous a
choisi dans son amour miséricordieux. Tout est grâce. Nous souhaitons et
nous sommes convaincu qu'avec l'assistance de l'Esprit du Christ et au-delà
de vos faiblesses humaines, vous accomplirez votre tâche avec dévouement et
sacrifice.

8. Vous êtes sans aucun doute, comme partout ailleurs, appelé à " assurer,
en union avec le Souverain Pontife et sous son autorité, la pérennité de
l'oeuvre du Christ, Pasteur éternel " (Décret sur la charge pastorale des
évêques dans l'Eglise, Christus Dominus, n° 2). Dans votre consécration
épiscopale, vous avez déjà été constitué vrai et authentique maître de la
foi, pontife et pasteur (cf. Ibidem). Mais ici à Bukavu, le peuple de Dieu
qui est confié à votre charge a besoin d'être rassuré de l'amour de Dieu
envers lui. En l'espace de quatre ans, il a perdu de vaillants pasteurs,
vos prédécesseurs d'heureuse mémoire, S.E. Mgr Christophe MUNZIHIRWA,
assassiné ici même le 29 octobre 1996, et S.E. Mgr Emmanuel KATALIKO, mort
inopinément le 04 octobre 2000, à Rome, pendant la 12ème assemblée plénière
du Sceam. Je demande une minute de silence en leur mémoire. (... ) Que
leurs âmes, par la miséricorde de Dieu, reposent en paix ! (Amen). Comme
tous vos prédécesseurs, Excellence, particulièrement ces deux derniers,
annoncez à temps et à contre temps l'Evangile du Christ et insistez sur le
fait que tout homme est appelé à récupérer sa dignité d'enfant de Dieu,
parce qu'il a été racheté par le sang du Christ et doit être habité par
l'Esprit qui donne la vie.

9. Ici à Bukavu, vous êtes aussi devenu archevêque métropolitain. Déjà de
part votre consécration épiscopale, vous participez, en tant que membre du
collège épiscopal, au souci de toute l'Eglise et de toutes les églises
particulières. Mais en tant qu'archevêque métropolitain, vous allez
présider à l'assemblée épiscopale provinciale de Bukavu. Votre sollicitude
envers tous les évêques de cette Province sera un témoignage éloquent de la
communion qui vous unit. Continuez à travailler de concert pour que
l'ensemble des Eglises particulières du Kivu connaisse une nouvelle vigueur
et un nouvel essor pour la gloire de Dieu et le salut de tous ceux que
l'Esprît a daigné confier à votre sollicitude pastorale. Partagez les joies
et les peines de votre saint ministère et prenez des options pastorales
communes dans un climat de franche fraternité et d'étroite collaboration
afin de paître l'immense troupeau qui est en cette Province.  En tant
qu'archevêque métropolitain, vous allez également désormais, et
conformément aux Statuts de notre Conférence Episcopale Nationale du Congo,
siéger au Comité Permanent pour y représenter chaque fois la Province
ecclésiastique de Bukavu. Y siégeant déjà comme Président de la Commission
Episcopale pour les religieux, nous savons combien votre contribution et
votre dévouement sont d'une valeur inestimable. Puissions-nous, grâce à
notre communion affective et effective, aborder avec fruit les nouveaux
défis qui se posent à notre action pastorale commune à l'aube de ce
troisième millénaire de l'évangélisation du monde.

10. Ici à Bukavu, vous êtes aussi à la frontière avec notre Eglise soeur
qui est au Rwanda. Avec elle, l'Eglise qui est au Congo vit la communion et
la sollicitude ecclésiales au sein de notre Association des Conférences
Episcopales de l'Afrique Centrale (ACEAC). Protégez la foi catholique reçue
des apôtres dans cette région où certaines idéologies utilisent toute sorte
d'astuce pour déstabiliser l'Eglise et ternir son rôle prophétique de
défense de la dignité de tout homme. Une culture est, en effet, en train de
naître, laquelle culture refuse de voir les bonnes oeuvres accomplies par
des chrétiens qui ont écouté et laissé agir l'Esprit Saint en eux. Et ces
oeuvres sont pourtant nombreuses ! Cet Esprit vous a été donné pour que
vous annonciez, sans peur, mais aussi sans contrainte ni imposition, la
vérité du Christ. Insistez sur le fait que nous sommes tous frères, appelés
à vivre ensemble dans le respect du droit de chacun à la vie, et à la vie
digne des enfants de Dieu, tous et toutes créés à l'image et à la
ressemblance de Dieu pour la vie éternelle.

Cher peuple de Dieu qui est à Bukavu,

11. Avec vous, nous avons beaucoup souffert de la mort brutale de S.E. Mgr
MUNZIHIRWA et de la mort subite de S.E. Mgr KATALIKO. C'étaient des coups
durs. Mais n'oublions pas que Dieu vient nous chercher tous pour aller
continuer la vie auprès de lui, au sein de la famille qui est déjà au ciel.
S.E. Mgr Charles Mbogha, qui prend possession aujourd'hui de ce siège
épiscopal, est un signe éloquent que votre situation ne laisse personne
indifférent. Dans sa sollicitude, le Pape a jugé important et urgent de
combler le vide laissé successivement par Leurs Excellences Messeigneurs
Christophe MUNZIHIRWA et Emmanuel KATALIKO, ces vaillants pasteurs. Celui
que le Seigneur vous donne aujourd'hui a besoin du soutien de vos prières,
de votre collaboration, de votre compréhension et de votre engagement
quotidien pour édifier ensemble l'Eglise Famille de Dieu qui est ici à
Bukavu. Vous êtes tous des pierres vivantes dont il aura besoin pour que
l'oeuvre, inaugurée par le Christ et continuée dans la puissance de
l'Esprit Saint par les apôtres et leurs successeurs, porte des fruits en
abondance en ce diocèse et dans cette région des Grands Lacs et de
l'Afrique Centrale. Des semences et des fruits de cette oeuvre sont déjà
là. Imitons l'exemple des Saints Martyrs de l'Ouganda, de la Sainte Bakita,
des Bienheureux Anuarite et Bakanja. Ce sont des fils et filles de cette
terre de l'Afrique centrale et de la région des Grands Lacs qui nous
interpellent à vivre l'Evangile du Christ jusqu'au bout, quel que soit le
rang que nous occupons au sein de l'Eglise.

Chers frères et soeurs,

12. A la conclusion de la célébration du Grand Jubilé, Sa Sainteté le Pape
Jean-Paul Il a adressé à l'Eglise universelle une lettre apostolique
intitulée Novo millenio ineunte. Dans cette lettre, le Pape invite tous les
chrétiens à s'engager à annoncer l'Evangile avec courage; à contempler le
visage du Christ, mort et ressuscité, pour découvrir l'amour infini de Dieu
qui aime l'homme créé à son image; à vivre tous les sacrements dans la foi,
surtout ceux de l'Eucharistie et de la réconciliation; à mettre en pratique
le grand commandement de l'amour. Le pape nous exhorte également à l'unité
dans nos familles, dans les communautés sacerdotales et religieuses, dans
nos diocèses, dans nos conférences épiscopales et dans toute l'Eglise. Tout
cela, afin d'entrer avec sérénité dans le troisième millénaire et affronter
dans la foi les nombreux défis qui se posent à nous. Chacun doit exprimer
sa foi, non seulement par les paroles, mais avant tout par les actes. Pour
l'approfondissement de cette lettre, le Pape avait convoqué un Consistoire
extraordinaire à Rome. Ce Consistoire a eu lieu du 21 au 24 mai dernier.
Tous les Cardinaux des quatre coins du monde étaient là, réunis autour du
Pape. D'un même coeur et d'une seule âme, ils ont insisté sur le témoignage
de l'amour. Comme l'a dit Saint Paul, les chrétiens n'ont " pas d'autre
dette que celle de s'aimer mutuellement. (... ) L'accomplissement de la
Loi, c'est l'amour" (Rm 13,8.10). Oui, " aimer Dieu de tout son coeur, de
toute son âme et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même,
cela vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices " (Mc
12,33). Avant de nous séparer, le Saint-Père m'a béni; il a aussi béni tous
les fidèles de notre pays. Il m'a chargé de vous transmettre ses
salutations et sa bénédiction paternelle. Je vais vous la donner à la fin
de ce mot.

Excellences Messeigneurs les Archevêques et Evêques,
Messeigneurs,
Messieurs les Abbés,
Révérends Pères,
Révérends Frères,
Révérendes Soeurs,
Autorités civiles et militaires, Distingués invités,
Chers frères et soeurs dans le Christ,

13. Ce jour est un grand jour pour l'Eglise entière. Cette fête de la
Pentecôte de l'an 2001 doit rester gravée dans nos mémoires. Nous y avons
vécu l'amour de Dieu pour son peuple, car il a choisi et établi pour lui un
pasteur qui le conduira vers des sources de vie. Unissons donc nos prières
en faveur de ce serviteur de Dieu que l'Esprit a mis pour veiller sur le
siège de Bukavu. Souhaitons-lui bon succès et que chacun fasse tout ce
qu'il peut faire pour que le ministère de ce pasteur porte les fruits de
l'Esprit. Allons tous de l'avant dans le troisième millénaire avec
l'engagement de vivre réellement le commandement de l'amour. Encore une
fois, " qu'il soit béni le Dieu et Père de notre Seigneur, Jésus, le
Christ. Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l'Esprit, au ciel,
dans le Christ " (Ep 1,3). AMEN.

Fait à Bukavu, le 03 juin 2001

S. Em. Frédéric Cardinal ETSOU
Archevêque de Kinshasa et
Président de la CENC

 

 

 

 

Congo (RDC). Refugee emergency
Richard Boucher, spokesman for the US State Department said that

the USA is deeply concerned about the humanitarian impact of the war in

Congo RDC, which has displaced nearly two million people and generated over

327,000 refugees. Inside Congo, war has in large measure stymied relief

efforts for the displaced and the 330,000 refugees that Congo itself is

hosting from its neighbours -- Angola, Burundi, Republic of Congo, Rwanda,

Sudan and Uganda. The US Government will provide emergency funding of $10

million for assistance to refugees and conflict victims. (...) The US

remains gravely concerned about the situation in Congo RDC and calls on all

parties to abide by the Lusaka cease-fire agreement.   (US State

Department, 1 February 2001)

 

Wie sich die Amerikaner den Kongo angeln wollten
Che-Guevara-Gefährte und Bordellbesitzer Kabila als Rächer Lumumbas - Clintons „grand design“

„Als ich Kabila kennenlernte, war er ein Anhänger Mao Zedongs. Im Verbund mit Che Guevara hatte er im Ost-Kongo eine rote Guerilla ins Leben gerufen. Er betrachtete sich als Rächer jenes kongolesischen Nationalhelden Lumumba, der zwar von einem belgischen Offizier den Gnadenschuss erhielt, an dessen Liquidierung im Januar 1961 jedoch die Agenten der amerikanischen CIA ebenso interessiert waren, wie manche im Kongo operierenden UNO-Beamte. Die längste Zeit seines Lebens hat Kabila in Daressalam, der Hauptstadt Tansanias, verbracht. Dort war er nicht nur als ewiger Revoluzzer bekannt, sondern bereicherte sich am Schmuggel mit Gold und Diamanten, betrieb diverse Bars und Bordelle. In Daressalam hielt er Kontakt zu einer ganzen Reihe von marxistisch orientierten afrikanischen Exil-Politikern, die damals gegen den US-Imperialismus wetterten, später jedoch – mit dem Segen und der Hilfe Washingtons – Staats- oder Regierungschefs in Uganda, Ruanda, Äthiopien, Eritrea, Mosambik, Südafrika und Süd-Sudan werden konnten. ... Hingegen waren diverse frühere Verbündete der USA, an ihrer Spitze Präsident Mobutu von Zaire, zur Belastung für das „grand design“ Bill Clintons geworden, weite Teile des schwarzen Erdteils mitsamt dessen unermesslichen Mineralschätzen zur Exklusiv-Domäne der USA, besser gesagt der angelsächsischen Gruben-Konsortien zu machen, und zwar auf Kosten der dort noch vorhandenen französischen oder belgischen Interessen. Um das Vakuum zu füllen..., wurde Laurent Kabila von den Experten aus Langley als brauchbarer Handlanger, ja als künftiger Kongo-Staatschef auserkoren. Meine Aussage stützt sich hier auf ein Gespräch mit dem Geheimdienstchef von Ruanda, Oberst Patrick Karegeya, der im Auftrag der CIA nach Daressalam gereist war, um mit dem Ex-Maoisten Kabila einen „Deal“ abzuschließen, der die Überschreibung der Schürf- und Vertriebsrechte für Diamanten, Gold, Kobalt oder Tantalit im ganzen Kongo zu Gunsten amerikanischer Firmen enthielt. ... Der ruandische Befehlshaber ... Oberst James Kabarere, bestätigte mir persönlich, dass ... die (aus Ruanda) vorrückenden Tutsi sich auf die Luftaufklärung und –versorgung durch amerikanische Spezialisten verlassen konnten. ... All seine Schläue hat Kabila nichts genützt. ... Er hatte ... ringsum Schrecken, ja Entsetzen verbreitet. ... Schockierend ist die Tatsache, ... dass  die weltumspannenden Mineralkonzerne sich wie Geier auf diese waidwunde Kongo-Republik stürzen. ... Im Zeichen einer menschenverachtenden, brutalen „Globalisierung“ ist der Kongo zum Ausverkauf freigegeben.“ (Peter Scholl-Latour in der Welt am Sonntag, 21.1.2001; dieser Artikel wäre vor der Ära des Linksliberalen Strunz dort kaum erschienen).

 

La lettre incriminée

From: Eugène MPUNDU <eugene.mpundu@wanadoo.fr>

Bonjour, nous sommes jeudi 01/02/2001, il est 23 heures en France, je viens de recevoir un coup de fil de mon frère, l'abbé José MPUNDU qui vient de  m'informer que lui et d'autres membres du "collectif du 16 février 1991"   sont convoqués demain à 10 heures à la cour de sûreté de l'état, à Kinshasa. On leur reproche d'avoir appelé le peuple à commémorer le dixième anniversaire de la marche du 16 février 1991. Il m'a  chargé d'informer toutes les personnes éprises de droit et de justice pour que cette convocation soit connue de tous. Merci de diffuser largement cette information autour de vous. Eugène MPUNDU.

ci-dessous une copie de la lettre incriminée:

PEUPLE CONGOLAIS, SOUVIENS-TOI ET REPRENDS COURAGE !

16 février 1992 - 16 fevrier 2001: Quel en est encore le sens aujourd'hui ?

Oui, chacun de nous Congolais doit creuser dans sa mémoire d'il y a neuf

ans pour se rappeler le point de départ de sa propre marche, l'objectif et

le parcours de sa marche, le point d'arrivée de sa marche et enfin les

résultats obtenus de cette marche. Oui, nous savons que nous sommes partis

de notre paroisse pour rejoindre le groupe du quartier et marcher ensemble

pour la liberté et le respect de la dignité de la personne humaine, pour la

réouverture de la Conférence Nationale Souveraine et la reprise de ses

travaux qui devraient conduire a' l'instauration d'un Etat de droit, d'une

nouvelle société ou' l'homme serait au centre de tout. Oui, Neuf ans pares,

c'est un autre monde que nous vivons, nous entendons peu d'échos de se combat.

 

Ses martyrs semblent oublies dans notre mémoire! Mais, a' cette date, il

nous arrive de parcourir le chemin effectue', de revoir comme dans un rêve,

le film de St-Joseph, de la Gare Centrale, du marche' Gambela et d'autres

lieux de rencontre des braves manifestants non violents. Oui, nous avons

réalise ce jour-la' que nous étions capables de nous organiser, d'être

ensemble, toutes confessions confondues, autour d'un seul idéal: liberté,

paix durable.

 

La non-violence active comme technique de lutte contre toute injustice a

été une réussite totale. Le monde entier a été surpris du courage et de la

détermination du peuple congolais de dire non a' une dictature forte et

enracinée. Aujourd'hui encore, ce même peuple dit non a' la guerre et a'

ses affres, non a' des belligérants qui, a' l'Est comme a' l'Ouest, le

tiennent prisonnier de leurs ambitions et de leur volonté de bénéficier

seuls des profits que génèrent les ressources de notre pays; non a'

quiconque, a' l'Est comme a' l'Ouest, retarde volontairement et de manière

cynique la tenue du Dialogue Intercongolais.

 

La non-violence active comme esprit et style de vie s'était incarnée en

chacun des manifestants grâce a' une préparation spirituelle sans

précèdent, a' travers des prières et des jeunes mais surtout a' travers la

maîtrise de tout réflexe violent lorsque la répression barbare du pouvoir

de l'époque a brutalise' la population dans sa marche pacifique. Le bilan

de cette marche pacifique fus très lourd: plusieurs morts et des milliers

de blesses, des handicapes physiques, des traumatises et des disparus! La

libération ne peut s'obtenir sur cette terre sans verser une goutte de sang

! A l'exemple de Jésus, ces martyrs ont paye' de leur vie pour que la

multitude ait la vie en abondance. Nous invitons chacun de vous, témoins de

l'histoire du 16 février, a' reprendre le bâton de pèlerin avec courage et

détermination pour dire non a' la répression, a' la nouvelle dictature

interne ou externe et dire oui a' la liberté, a' la dignité et au respect

de la vie.

 

Nous lançons un appel a' tout le peuple congolais, de l'est a' l'Ouest, du

Nord au Sud de notre pays, de s'engager résolument pour que le Dialogue

Intercongolais, comme la Conférence Nationale Souveraine hier, devienne

désormais notre arbre a' palabre ou' chaque fils, chaque fille de ce pays

s'exprimera sur le destin de cette terre de nos ancêtres.

 

Fait a' Kinshasa, le 4 janvier 2001, journée des martyrs

 

Pour le collectif du 16 février:

CNPD, GROUPE AMOS, ACDO, AMIS DE LA PRISON, GRPL, FCDAR, UGEC, MIIC,

RECIC, CALCC, JPIC-CICM, GROUPE JEREMIE, CDDH, RODHECIC, MFJP,  EKOLO YA

BONDEKO, MEDIAS POUR LA PAIS, CDHM

 

 

FOR THOSE WHO DON´T SPEAK GERMAN: PLEASE TRY ALTAVISTA-HOMEPAGE (babelfish).  YOU MIGHT GET A CLUE: DISTRIBUTIONS OF NEWS ARE ON THIS PRIVATE SERVICE IN ENGLISH, FRENCH, GERMAN AND SOMETIMES EVEN IN ITALIEN. THERE IS NO STAFF FOR TRANSLATING ALL NEWS IN ENGLISH OR FRENCH.

Explosive Lage im Kongo verschärft

Nach dem Mord an Laurent Kabila scheint sich die Lage im Kongo zu

verschärfen. Kenner des Landes fragen sich: Wer steht hinter dem Komplott?

Es ist verdächtig, daß der Nachfolger Josef Kabila innerhalb weniger Tage in

die USA geflogen ist, um dort mit hochrangigen Mitgliedern der Regierung zu

sprechen. Die USA zählte in den letzen  Jahren zu den Gegnern des

Kabila-Regimes, weil sie die Ost-Allianz unter der Führung des rwandesischen

Präsidenten unterstützt. Auch Kagame (Präsident von Rwanda) war in den

letzten Tagen in Washington und hat an einem großen

(Breakfast-Prayer-Meeting) teilgenommen. Solche Treffen unter religiösem

Mantel finden in den

USA und anderswo häufig statt, wobei keine einfachen Leute eingeladen sind,

sondern immer eine "Elite". Die Frage ist, geht es Bush seiner Regierung,

sowie Kagame und seiner Allianz wirklich um einen echten oder fairen Friede?

Oder droht dem westlichen Kongo eine Übernahme durch die östliche Allianz?

Ist Josef Kabila nur eine "Marionette", um den Kongo ganz in Besitz und unter

Kontrolle der östlichen Allianz zu bringen?

 Die Frage bleibt  offen: Wie werden die Generale Kabilas auf den "Coup"

reagieren? Ist die kongolesiche Bevölkerung bereit eine "Kehrtwendung" um 180

Grad zu akzeptieren? Die "Global Players" vor allem im Osten haben ein großes

Interesse, daß der

Kongo endlich unter einen Hut kommt. Es kann sein, daß die nächsten Wochen

für das Schicksal des Kongo entscheidend werden.

-ANALYSIS-AFRICA-

Apokalypse im Kongo
Reichstes Land Afrikas wird ausgeblutet – Wer steht dahinter?

Die Hintergründe:

Nach den schweren Massakern an den Tutsi in Rwanda 1994 flohen viele Hutu in

das Nachbarland Kongo, um ihr Leben zu retten. Unter diesen 

Flüchtlingsmassen befanden sich auch die "Interhamwe", jugendliche Banden,

die an den Massakern beteiligt waren. Im Kongo versuchte Laurent Kabila zur

gleichen Zeit das marode Staatssystem von Mobutu, der krank war, wenigstens

im Osten des Landes umzustürzen. Da er wenig Soldaten hatte, verbündete er

sich mit den Invasionstruppen aus Rwanda, Uganda und Burundi. Vor allem

Rwanda nutzte die unsichere Lage aus, um die "Interhamwe" zu verfolgen und

auszurotten.

 

Nach einem kurzen Krieg gegen das Mobuturegime, in dem viele

kongolesische Truppen einfach ihre Waffen niederlegten, konnte Kabila 1997 in

Kinshasa einmarschieren und sich selbst als Präsident ausrufen. Damit war der

erste Kongokrieg beendet, Kabila war der neue Präsident, der allerdings auf

Schritt und Tritt von Tutsi umgeben war. Langsam gelang es ihm sich von

seinen Bewachern freizumachen und einen eigenen, politischen Weg zu gehen.

 

Für einige Monate herrschte relativer Friede im Land. Die Soldaten stahlen

nicht mehr und die Währung blieb für kurze Zeit stabil.

Allerdings bereits im August 1998 begann der zweite Kongokrieg neueren Datums. Rwanda, Uganda

und Burundi ließen sich von Kabila nicht abspeisen. Mit der Begründung

"Interhamwe" zu verfolgen, dehnten sie ihren Einflußkreis im Osten des Landes

aus, unterstützt wurden sie im Geheimen von den USA, England und Süd-Afrika.

Ging es wirklich nur um die "Interhamwe" oder waren es die enormen

Bodenschätze des Landes, die sie auf den Plan riefen?

 

Kabila dagegen gelang es Zimbabwe, Namibia und Angola auf seine Seite zu ziehen. Sudan und der Chad

haben sich nach anfänglicher Hilfe wieder weitgehend zurückgezogen. Der Kongo

ist in den letzten Jahren wegen seiner Bodenschätze zum Tummelplatz von

Regierungen und "Global Players" geworden. Wie Geier auf ihr Aas haben sie

sich auf die kostbaren Bodenschätze des Landes gestürzt. Die traditionellen,

belgischen Konsortien wurden verdrängt und durch anglo-amerikanische und

süd-afrikanische Aktiengesellschaften ersetzt. Ohne Rücksicht auf die

Bevölkerung wird das Land aus reiner Raffgier von fremden Mächten ausgebeutet

und ausgesaugt.

 

Während die Weltmedien seit Jahren über den Israel-Palästina-Konflikt berichten, sind die furchtbaren Meldungen aus dem Herzen Afrikas oft keine Zeile wert. Das internationale Interesse an den Vorgängen im Kongo war bisher gleich Null, erst mit dem Mord an Kabila wurde der Kongo ins Rampenlicht gerückt. Die UNO bewegt sich seit Jahren nur auf der Militärbeobachter-Ebene und kommt mit ihren Friedensbemühungen keinen Schritt weiter. Die Macht- und Wirtschaftsinteressen einiger Länder und Weltkonzerne sind einfach zu groß, um einer Friedenslösung zu zustimmen.

 

Das leise Sterben im Kongo geht weiter. Circa 1,7 Millionen Menschen sind seit

Beginn des Krieges 1998 ums Leben gekommen. Millionen Kongolesen sind

andauernd auf der Flucht vor der Regierungsarmee und den Invasionsarmeen aus

den Nachbarländern, hinzukommen die Mai-Mai Milizen und Räuberbanden, die die

arme Zivilbevölkerung andauernd in Angst und Schrecken versetzen und sie bei

Überfällen total ausbeuten.

 

Zu den wenigen Weissen, die sich in den Bürgerkriegsgebieten des Kongo aufhalten, gehören die Missionare unter anderem auch Weisse Väter. Einige von ihnen mußten sich teilweise wochenlang

im Busch verstecken, um ihr Leben zu retten. Nach Rückkehr in ihre Gemeinden

fanden sie ausgeplünderte und niedergebrannte Kirchen, Schulen,

Krankenstationen und Verwaltungsgebäude vor. Selbst die einfachen Hütten der

Dorfbewohner wurden nicht geschont, auch sie wurden ausgeplündert und

zerstört. Vorhandene Lebensmittelvorräte und Vieh  geraubt und mitgenommen.

Jedes erreichbare Fahrzeug wird requiriert oder einfach gestohlen.

Niemand, auch die UNO nicht, schützt die Zivilbevölkerung und die dort verbliebenen

Missionare vor den andauernden Plünderungen und Übergriffen.

 

Auch die großen Städte im Zentral-Kongo und Osten des Landes sind schweren Übergriffen und sogar Bombardierungen ausgesetzt.

·        In Kalemie und Moba haben viele Familien durch die Bombardierungen alles verloren. Unschuldige Bewohner wurden verhaftet und ins Gefängnis geworfen. Falls die geforderte Auslösesumme von den Verwandten nicht gezahlt wird, verschwinden die Gefangenen für immer. Eine von Belgien sehr gut eingerichtete Berufsschule, die für die Entwicklung des Landes sehr wichtig war, wurde total ausgeplündert. Selbst das Wellblech auf den Dächern wurde gestohlen.

·        So hat Kabila's Luftwaffe die Stadt Kirungu bombardiert und mit Brand- und Splitterbomben großen Schaden angerichtet. Viele Menschen verloren ihr Leben, große Brände brachen aus. Das Krankenhaus der Stadt wurde schwer beschädigt.

·        Die Pfarrei Katoy in Goma hat viele Flüchtlinge aufgenommen, doch es fehlt am Notwendigsten, wie Lebensmittel, Medikamente und Verbandszeug. Um allein die Kranken notdürftig zu versorgen, werden wöchtenlich ca. 1000 $ gebraucht.

·        In der Pfarrei Kipaka, in der Diözese Kasongo, mußten Tuberkulosekranke abgewiesen werden, weil es an wichtigen Medikamenten mangelt.

·        In Bukavu werden regelmäßig Pfarreien, Klöster, Schulen und Sozialeinrichtungen der Caritas ausgeraubt und bedroht von Soldaten die Kishwaheli oder Kinyarwanda sprechen. Selbst das Priesterseminar wurde mehrere Male angegriffen, wobei es  Tote gab. Die lokale Verwaltung der Stadt bietet keinen Schutz und greift bei Übergriffen nicht ein.

Obwohl der Kongo mit seinen reichen und fruchtbaren Böden früher

seine Bevölkerung gut ernähren konnte, kommt es jetzte in manchen Städten und

Landesteilen zu regelrechten Hungersnöten. Wegen der unsicheren Lage hat die

lokale Bevölkerung oft die Flucht ergriffen und somit werden die Felder nicht mehr bebaut.

Kenner der Situation berichten von mehr al 100 Massakern, die an der

Zivilbevölkerung begangen wurden.

·        Aus Makobola, im Süd-Kivu-Gebiet wird berichtet, daß ca 600 Einwohner von Tutsi-Soldaten ermordet wurden.

·        In Kisangani, der drittgrößten Stadt des Landes, bekriegten sich die feindlichen Brüder Rwanda und Uganda, dabei soll es  um die Kontrolle des Diamantenhandels gegangen sein. Bei den Auseinandersetzungen sind mehrere hundert Menschen ums Leben gekommen. Die wunderschöne Stadt am Kongo liegt jetzt in Trümmern.

·        Flugzeuge der sudanesischen Luftwaffe zerstörten die Fischerdörfer Makanza und Bogbonda und töteten dabei über 520 unschuldige Dorfbewohner.

·        In Kasika  wurden bei einem Massaker, das von Tutsi-Soldaten verübt wurde, ein Priester, drei Ordensfrauen und 34 Laien getötet.

Die Liste der Massaker, Leiden und Übergriffe könnte endlos fortgesetzt werden. Täglich sterben im Kongo über 1000 Menschen durch den Krieg und an seinen Folgen. So geht das Leiden und Sterben des kongolesischen Volkes, von der Weltöffentlichkeit kaum beachtet, weiter. Viele Landesteile sind in inzwischen in ein rechtloses,

unkontrollierbares Chaos versunken. Machtlos und anscheinend auch willenlos sieht die UNO dem furchtbaren Treiben der Armeen, Regierungen und Räuberbanden zu. Wie lange noch?

Nach dem Mord an Kabila wurde das Land in ein weiteres Vakuum gestürzt, das nichts Gutes verheißen läßt.- Wir dürfen die vielen, unschuldig Leidenden nicht allein lassen. Sie brauchen Medikamente, Lebensmittel und Kleidung. Die Kirchen und die Missionare sind die letzte Hoffnung für die Bevölkerung. Ihre Pfarreien sind Anlaufstellen für Flüchtlinge, Kranke und Hungernde.-
Helfen auch Sie durch eine Spende mit, den Menschen im Kongo ein Überleben zu sichern und Hoffnung zu spenden.

Spendenkonto: Afrikamissionare-Weisse Väter,
Dresdner Bank, Köln

Konto Nr. 9 831 241 BLZ 370 800 40  "Aktion Kongo".

P. Gerhard Knühl Afr.M.

Januar  2001

 

Joseph Kabila n'est pas le fils de son père
PARIS (AP) -- Joseph Kabila, qui doit prêter serment vendredi pour devenir président du Congo-Kinshasa, n'est pas le fils naturel du président assassiné, affirme jeudi dans les colonnes de ''Jeune Afrique Economie'' Honoré N'Gbanda, ancien patron des services de renseignements et de sécurité sous l'ex-dictateur Mobutu Sese Seko.  Le général-major Kabila serait le fils d'un Rwandais, un certain Kanambe, collaborateur de Kabila dans le maquis et dont Kabila a épousé la veuve. Et il a ''promis d'adopter, en guise de cadeau de mariage'', ce Joseph Kabila. AP, Jeudi 25 janvier 2001, 18h18

 

Präsident Laurent Kabila wurde nach offiziellen Angaben am Schreibtisch sitzend von einem Leibwächter erschossen. Die Wochenzeitung „East African“ berichtete dagegen, Kabila habe mehrere Politiker entlassen worden und sei nach einem Streit mit Vertretern der Militärführung von einem engen Berater erschossen worden. (Südwestpresse Ulm, 23.1.2001, S. 2) Der Mailänder Corriere della Sera kommentiert: „Sie wollten aus ihm eine Art Gouverneur über sein Land machen: Doch plötzlich war er zum Gegner geworden, der den Krieg gegen seine einstigen Beschützer erklärte und die amerikanischen Pläne zunichte machte.“ (D 18.1.2001)

 

Les événements sanglants à Nyankunde

Bruxelles, 11 janvier 2001 - 18:00
Nous venons de recevoir quelque détail des événements sanglants de ces

 derniers jours à Nyankunde (Bunia - Ituri - Congo RDC), envoyé par un

 témoin oculaire.

Depuis quinze jours environ, il règne une inquiétide grandissante dans la

 population des environs de Nyankunde et dans l'ethnie des Wahema, sans

 distinction de leur origine. Ils sont convaincus que les Walendu et/ou

 Wangiti vont les attaquer. Et non seulement les Wahema de Nyankunde, mais

 aussi de Badiya et de Sota (chefferie des Wahema/Irumu).

 

 A quinze km de Nyankunde, il y a un endroit qu'on appelle CODECO, où

 habitent depuis très longtemps des Walendu de Djugu. Après la guerre de

 Djugu, beaucoup de déplacés Lendu se sont réfugiés auprès de leurs frères

 de race, loin de Djugu (150 km), parmi eux certainement beaucoup

 (d'anciens) guerriers Lendu. On soupçonne depuis un certain temps que ces

 gens continuent à préparer des armes blanches, à être initiés et entraînés

 contre les Wahema et même de partir quelques fois pour faire des attaques

 ici ou là. Un fait qui avait donné lieu à des interrogations: quand, il y a

 un an, on avait voulu faire un recensement en vue d'une aide comme pour les

 autres déplacés, on n'a pas pu les contacter; le responsable de Codeco

 allait mener lui-même les recensements, sans résultats.

 

 Depuis plus d'une semaine, il a eu des cas d'assassinats isolés d'un Mbire

 ou Hema, la mort d'un juge (Hema) de la chefferie du lieu, et la

 séquestration du chef de groupement Bira de Musezo. Un groupe de soldats

 (poussé et conduit par le chef de collectivité de Nyankunde) a attaqué le

 lieu et aurait tué une femme qui prépare la "potion magique" (la drogue qui

 rend invincible) et une vingtaine de combattants. Le 5 janvier, un

 chauffeur qui circulait dans la région pour charger du sable, tomba sur un

 groupe d'une vingtaine de ces "guerriers" dans leur accoutrement et reçut

 des menaces. Parmi eux il y avait cinq fusils, et les autres étaient armés

 de flèches et machettes spécialement aiguisées. Selon leurs paroles, ils

 partaient pour venger leurs frères tués par les militaires.

 

 Ce déplacement de guerriers a fait fuir déjà beacoup de Wahema des

 environs, et une grande partie de la population a passé la nuit en brousse,

 en dehors de leurs maisons. Samedi 6, à Nyankunde, il y a eu une réunion de

 tous les chefs de collectivités des environs avec les autorités de Bunia

 pour trouver une solution à la crainte des gens et pour remédier aux menaces.

 

 Dans la nuit du dimanche 7 janvier, à 23h., les guerriers Lendu (avec peut-

 être quelques Ngiti) sont arrivés et ont immédiatement attaqué le camp

 militaire et se sont mis à la recherche des Hema pour les exécuter. Il y a

 eu de durs affrontements. Toute la nuit, on pouvait entendre des tirs

 répétés mais sporadiques. Le matin du lundi 8, des militaires ougandais,

 qui avaient fui l'affrontement, ont pris contact avec leur commandant à

 Bunia par phonie. Trois heures plus tard, sont arrivées à Nyankunde quatre

 camionnettes avec des soldats.

 

 Le mardi, npus avons vu dans les rues huit corps de victimes éventrées,

 trouées de flèches et avec les membres coupés par des machettes, ainsi que

 la tête presque coupée. Il y avait parmi eux une jeune femme Bira (selon

 les gens tuée par une balle perdue) et deux guerriers, reconnaissables à

 l'herbe autour de la tête et les reins et une petite bouteille de drogue.

 Les autres étaient des Wahema, dont un tué dans son lit.

 

 On a appris qu'à 6 h. le lundi matin, après plusieurs heures d'accalmie,

 ils ont attaqué l'hôpital et ont vérifié lit par lit pour faire sortir les

 Wahema. Ils y auraient tué 3 hommes et une femme qui venait d'accoucher.

 Ces personnes ont été tuées par balle. En tout, on a compté 14 corps. Mais

 selon un témoignage, les attaquants ont réquisitionné un véhicule et

 auraient transporté au moins dix morts et de nombreux blessés de leurs

 hommes. Aujourd'hui, on a encore trouvé le corps d'une femme avec à ses

 côtés son bébé encore vivant.

 

 Tout le monde est convaincu qu'ils reviendront pour continuer ou reprendre

 leur sale besoigne, malgré la présence de plus de 150 militaires très bien

 équipés. Mais on ne voit plus âme qui vive dans le centre et cité de

 Nyankunde, à part à la sortie du centre des centaines de fuyards. Les gens

 continuent toujours à fuire vers Bunia et ailleurs. Nyankunde est désormais

 vide, à part quelques malades et soignants à l'hôpital.

 

 Hier soir, 9 janvier, on apprenait des attaques à plusieurs autres

 endroits: Bogoro, Nyakeru (20 km de Bunia), etc... (jusqu'a plus de 50

 voire 100 km), avec morts et blessés, désormais également par des Ngiti.
(ANB-BIA)

 

1,7 Millionen Tote im Kongo (Dem. Rep.) seit 1998. Der Krieg in den östlichen Landesteilen soll laut einer Studie des International Rescue Committee seit August 1998 1,7 Millionen Menschen das Leben gekostet haben (taz 10.6.2000, L6970).

 

Die ruandische Armee und ihre kongolesischen Verbündeten massakrierten und  vergewaltigten Zivilisten im Osten des Landes, schreibt Human Rights Watch in einer Presserklärung v. 16.5.00 (L6686). Die Zahl der Opfer wird von der  Vatikan-Nachrichtenagentur Misna auf 300 geschätzt (FR/dpa v. 22.5.00, L6708).

In Kivu, one child in every three is an orphan
In Kivu, eastern region of Congo RDC, 35.5% of children have lost one or both parents, and in some areas the tragic percentage was estimated as high as 43.9%. These were the alarming estimates revealed in a report issued by the United Nations Childrens Fund (UNICEF) on the situation of children in Congo RDC, concluded in the last few days and re- launched by the Dia agency of Kinshasa. In Bandundu and Katanga, over one-third of the children (27.5%) are victims of forced labour. Always in Katanga, 42.9% of the children have become street children. The phenomenon is even more serious in East Kasai, where it has risen to a high 58.5%. (MISNA, Italy, 26 October 2000)

Le commandant Shetani (Satan) décédé - Paroisse et mission attaquées .
Congo (RDC). Le 27 octobre, le commandant munyamulenge surnommé Shetani (Satan), responsable de plusieurs massacres de populations locales notamment à Makobola et à Kalambi, a été grièvement blessé d'un coup de feu et est décédé quelques heures plus tard dans un hôpital d'Uvira.
D'autre part, dans la nuit du 28 au 30 octobre, la paroisse de Mubumbano (70 km au sud-ouest de Bukavu) a été attaquée par des hommes armés pour la deuxième fois en moins d'un mois. Chez les soeurs, qui ne passaient plus la nuit dans la maison, on a détruit toutes les portes et abîmé le bâtiment. Le curé de la paroisse a été molesté et est gravement blessé. Deux personnes de ceux qui assuraient la garde des lieux ont été tuées. La mission de Ciriri a aussi été menacée, et les agresseurs ont dit qu'ils iront prochainement à Murhesa. A Idjwi, un commando venant du Rwanda, a enlevé un des habitants. Sa femme a été torturée. On ignore où se trouve la personne enlevée. (ANB-BIA, de sources diverses, 2 novembre 2000)

Archevêque Kataliko de BUKAVU (Sud Kivu) décédé

Monseigneur Emmanuel Kataliko, archevêque de BUKAVU (Sud Kivu - Congo RDC) est décédé la nuit dernière dans un hôpital près de Rome. D'après les premières informations, Mons Kataliko a eu un malaise et il est décédé une heure après, malgré l'intervention des médecins. L'archevêque, 68 ans, se trouvait en Italie pour participer - en sa qualité de vice-président de la Conférence épiscopale de la RDC - à la réunion du SECAM (Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et Madagascar) qui se tient à Rocca di Papa (Rome). From MISNA - 4 oct 2000 - 08:44. (Trad. anb-bia)
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Mgr Emmanuel Kataliko a pu rentrer le 14 septembre dans son Archidiocèse : il était absent depuis le 12 février, lorsque, de retour de Kinshasa, des rebelles du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie) l'avaient fait descendre d'un avion de ligne et l'avait empêché de rentrer. Durant toute la